2 novembre 2021
Temps de lecture 1 min.

Tonneklinker, sacré tonnerre!

Sec comme un sarment de vigne, Constant Stefanidis, aussi grec que son nom l’indique, ne ressemble en rien à l’image qu’on se fait d’un patron de restaurant brabançon comme le Tonneklinker, à Drogenbos. Il a pourtant réussi à marier pour le meilleur les cultures égéenne et belge. Quand le pavé de bœuf flirte avec les mezze, le bonheur s’installe à table.

Les habitués qui faisaient, jour après jour, l’inoxydable succès de cette vieille auberge à lambris de bois et carreaux de ciment, ont tremblé quand les patrons atteints par l’âge ont remis l’affaire. Voir des calamars et des feuilles de vigne à la carte d’un endroit réputé pour ses viandes fondantes pouvait avoir de quoi inquiéter les clients du Tonneklinker, aussi bien francophones que néerlandophones d’ailleurs. Là où on se serre devant le (faux) feu de bois en attendant steak et frites, une franche convivialité gomme toutes les éventuelles aspérités communautaires – à peu près inexistantes à Drogenbos de toutes manières. Mais le nouvel exploitant (bien installé depuis) de l’auberge a vite montré un réel talent à mixer le Nord et le Sud, faisant fraterniser calamars et croquettes de crevettes, feta gratinée, Tzatziki, Tarama et feuilles de vignes citronnées avec une belle gamme de hamburgers, des spare ribs, l’Américain maison, le Tartare à l’italienne, les moules ou les spaghettis.

Un pavé de légende….

On y revenait après l’éloignement du confinement et, encouragés par l’unanimité du coup de fourchette aux autres tables, on s’est décidé pour l’iincontournable duo Américain maison/Pavé de boeuf Tonneklinker; un choix de tradition sans surprise. Pourtant surprise, il y avait: mâtin, ce pavé de boeuf Tonneklinker (18 €), cuisiné au poivre concassé, beurre, cognac, était un pavé de légende, digne de Paris-Roubaix pour la taille. Magnifique viande saignante à coeur, fondante à souhait, que lorgnait avec concupiscence le convive, pourtant parfaitement satisfait de son américain/frites maison (14,50 €), en tous points l’égal des meilleurs. Les croquettes aux crevettes (11,50 €) et le Tartare de saumon au citron vert (13,50 €) des entrées avaient déjà mis nos palais d’accord: ce p’tit resto de terroir brabançon réussit dans l’assiette la synthèse Nord-Sud, en gardant la chaleur de l’accueil de ces deux pôles si éloignés. Et en maintenant, avec vin (½), bière, eau et cafés, l’addition à 59 €. Cela ne durera peut-être pas toujours mais, ce jour-là, ça faisait plaisir.

Rue de la Brasserie, 10, 1620 Drogenbos – 02 376 71 21 – www.brasserietonneklinker.be

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